Antologia Critica

(da Espaces baroques de Bozzola, in catalogo della mostra all’International Center of Aesthetic Research, Torino, dicembre 1966).

On a parlé – le mathematicien Fréchet, entre autres au debut de ce siècle – d’espaces abstraits bien avant de parler d’art abstrait: quand les axiomes et les postulats changent de puissance, l’intuition, conditionnée classiquement, peut rester loin derrière les avances du formalisme logique, pour un temps plus ou moins long. Et quand il s’agit de sculpture, ou d’architecture, qui operent dans les trois dimensions euclidiennes, avec des materiaux liés aux lois de la pesanteur et donc de l’équilibre, le passage dans un monde autre avec d’autres axiomes morfologiques à la puissance au dessus est une très grande et hasardeuse aventure artistique: ce n’ est pas par amateurisme que Fontana, Claire Falkenstein, Ossorio, et maintenant Bozzola, oeuvrent, classiquement parlant, en deux et en trois dimensions, d’une manière qui, autrement parlant, dépasse le probleme du possible nombre naturel de dimensions pour s’exprimer a une puissance ou la notion de dimensions est artistiquement généralisé, dans un jeu de structures-espaces ou les elements-points obeissent seulement à la notion limite de voisinage avec des concessions à la notion plus «humaniste» de continuité, humanisme et structure étant enfin actualisés pour le temps d’une autre ère.
Et alors, très naturellement, artistiquement parlant, Bozzola introduit le jeu sensible des belles matières signifiées par cette elaboration et cette materialisation, cette «incarnation» comme aime le dire Ossorio, qui est le fait même de l’artiste: ses idées et sa sensibilité concourrent à des structures de répétitions dans lesquelles, comme l’avait dit l’architecte Moretti dès 1951 a propos de Capogrossi: «Ayant trouvé son algoritme il a trouvé sa liberté créatrice». Loin dès des vains problèmes des «Modes» stupides, des artistes dignes de ce nom continuent en profondeur l’aventure d’une réelle «avant-garde», et les amateurs d’art, qui aiment l’art et détestent les «modes», y trouvent silencieusement leur compte d’enchantement.


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